Transhumance climatique
Cela fait deux ans que Thibault s’est installé en tant qu’apiculteur professionnel en Gironde. Sous sa garde, 250 colonies lui permettent de produire des miels bio et locaux.
De nombreuses perturbations affectent son métier, ses abeilles. Prenant cela comme des défis à relever, des problèmes à résoudre, Thibault doit s’adapter au jour le jour.
La sécheresse est un problème concret, empêchant les abeilles de subvenir à leurs besoins alimentaires tout au long de l’année. La transhumance vers d'autres environnements plus favorables (fleurs plus adaptées, zones non touchées) apparaît alors comme une échappatoire. Mais cette échappatoire n’est que de court terme et laisse entrevoir un avenir toujours plus incertain et inquiétant.
Thibault : « C’est vrai nous nous en sortons. Et c’est toujours une grande fierté de réussir à s’adapter. Mais jusqu’à quel point ? J’ai l’intime conviction que ces adaptations ne sont que des pansements qui peinent à freiner l’hémorragie. Nous avons besoin d’une adaptation de rupture avant que la rupture ne s’impose à nous. »